NUKU HIVA

Ua Huka avait été une déception puisqu’on n’avait pas pu y rester. Anaho, notre premier mouillage à Nuku Hiva, la plus grosse ile des Marquises, est l’un des plus beaux et des plus agréables que nous ayons fait depuis le début du voyage. Il y a tout ici.

Le calme : la baie est bien fermée et du mouillage on ne voit pas la sortie sur le large, ce qui en fait un endroit particulièrement bien protégé de la houle. C’est rare aux marquises. La route n’y arrive pas et il faut environ 45 minutes de marche via un col à 250 m pour venir du village dans la vallée voisine. Donc ça se mérite un peu et il y a peu de touristes autres que les équipages des quelques bateaux mouillés là et les rares clients de la petite pension locale.

La beauté : la baie est entourée d’une grande plage de sable blanc dominées par des belles pentes verdoyantes et il fait bon s’y baigner dans de l’eau assez claire (pour les Marquises).

On y trouve de l’eau à volonté juste en haut de la plage où il y a même une douche à disposition, du poisson très bon marché que vend un des quelques habitants de la baie, des fruits et des légumes cultivés par Moana sur sa ferme dans la baie voisine. Il y a aussi un petit restaurant tenu par David et  sa femme où on mange bien pour pas cher. On y a fêté l’anniversaire de Jean (ça nous rappelle que c’est le printemps chez nous) le lendemain de notre arrivée.

C’était un très bon moment commencé par un bon déjeuner sous un arbre juste au bord de la plage et terminé par un excellent gâteau au chocolat préparé par Julie et partagé avec les Bullots de Bulle (Luc, Julie, Anna et Ulysse) qui venaient d’arriver le matin même. On a donc même eu des amis, il ne manquait vraiment rien à ce mouillage !

Très peu de réseau téléphonique par contre et pas d’internet. J’ai donc fait presque tous les jours les 45 minutes de marche pour aller au village d’Atiheu régler différents sujets dont la préparation de notre séjour en Nouvelle-Zélande et la vente du bateau. J’y allais autant pour l’internet que pour la beauté de la ballade dont je ne me lassais pas. Un petit sentier très bien tracé grimpe dans la végétation jusqu’à un col avec une magnifique vue sur la baie et redescend ensuite vers le village. On trouve sur le chemin des mangues et de jolies graines rouges vif ou grises pour faire des colliers.

Un gars à qui je demandais mon chemin m’ayant averti du passage 2 jours plus tard d’un paquebot de luxe (5000 $/jour !…) au village, nous y sommes tous retournés avec les Bullots pour voir les danses marquisiennes qui avaient lieu dans un très beau marae (lieu de culte et centre du village dans l’ancienne civilisation marquisienne). C’était très sympa, surtout l’accueil au début avec la population locale et les danseurs avant l’arrivée des touristes du paquebot. La fin un peu moins sympa : Yvonne, la Mairesse et organisatrice des réjouissances nous avait proposé de partager le repas préparé pour les gens du paquebot mais le staff du paquebot qui avait payé les réjouissances ne l’entendait pas de cette oreille et on s’est fait refouler.

Bulle qui accueillait pour 8 jours en charter une famille de français expatriés à San Francisco nous quittait pour une autre baie et, de notre côté, il nous fallait aller à Taiohae (village principal de Nuku Hiva) pour montrer le bateau à un potentiel acheteur.  Nous avons donc levé l’ancre et quitté Anaho un peu à regret.

Après un demi tour de l’île par le Nord et l’Ouest où la côte est vraiment magnifique, nous avons mouillé dans la baie d’Hakatea réputée aussi pour son calme (bien protégée de la houle) et une ballade vers la plus haute cascade de Polynésie (350 m).  Nous y sommes depuis 2 jours, c’est de là que j’écris.

Hier, nous avons tenté la ballade de la cascade Sophie, Jean et moi, les 2 filles restant à bord pour travailler. Dans une cabane sur la plage, une pancarte indiquait que l’accès à la cascade était payant, 1000 CFP (8,5 €) par adulte et 500 par enfant. On a effectivement été hélé un peu plus loin par Mathias qui nous a réclamé le montant de la visite mais nous a donné un pamplemousse (un peu pourri…). On a aussi rencontré Kua, à la première maison après la plage, qui nous a proposé de nous préparer à déjeuner à notre retour. Son mari Teiki (assez impressionnant, tatoué jusque sur le visage) avait justement tué une chèvre sauvage et pouvait nous la faire au barbecue. Marché conclu pour 1000 CFP par personne et nous nous sommes mis en route. Ça commençait par une très belle allée bordée de jardins très bien entretenus avec toutes sortes d’arbres fruitiers. Puis le chemin montait doucement vers le fond de la vallée en suivant la rivière avec des passages à gué. Par endroits on pouvait voir d’anciennes traces de civilisation avec des sortes de terrasses faites d’empilements de blocs de pierre énormes. Au bout d’une heure et demie on est tombés sur un panneau interdisant l’accès à cause de possibles chutes de pierre. Kua nous avait dit qu’on pouvait quand même continuer plus loin jusqu’à la cascade. Malheureusement on n’a pas trouvé la suite du chemin (en fait il aurait fallu traverser la rivière, pas évident à cet endroit-là, surtout pour Jean) et on a décidé de redescendre.

Jean qui marche maintenant super bien nous a semés et Sophie et moi nous sommes arrêtés pour nous baigner dans la rivière. Nous nous sommes dit que la température de l’eau bien fraiche serait à peu près celle que nous aurons chez nous à la plage l’été prochain. Nous avons retrouvé Jean qui nous attendait chez Kua et Teiki. Je suis allé chercher les filles à bord en annexe et nous nous sommes mis à table. Super déjeuner : une salade de mangue/papaye/goyave/menthe accompagnait parfaitement la chèvre grillée avec des frites de uru (le fruit de l’arbre à pain qui se dit mei ici aux Marquises). En dessert, glaces à la mangue ou au corossol. C’était sympa de discuter avec Kua qui nous a expliqué qu’ils s’en sortaient bien maintenant avec la vente de leurs fruits et la restauration malgré les difficultés rencontrées au début de leur installation ici il y a 7 ans. Nous sommes rentrés à bord un peu en urgence parce qu’Elise commençait à se gratter à cause d’une allergie récurrente dont on a du mal à trouver l’origine.

Le mouillage roule quand même un peu et on va partir vers midi pour Taiohae. Non pas que ça roule moins mais il faut qu’on avance. Il y a la visite du bateau bien sûr mais on doit aussi commencer à regarder la météo pour notre traversée vers les Tuamotus. Le carénage à Apataki est confirmé et il faudrait qu’on y soit avant le 15/04. Et on a hâte d’avoir des nouvelles de Marie qui doit en principe venir nous voir début Mai.

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Vol Jérôme dit :

    Trop bien les nouvelles, encore, encore, encore ! J’adore ! En plus il y a une photo des vous cinq. Pour ma part, toujours entre l’Australie et la France. On doit s’installer à Adelaide au 1er septembre avec Suzanne. Rutilia et Carlos restent en Europe poursuivre leurs études. Bises.

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  2. Ardhuin dit :

    Que du bonheur de vous lire….encore et encore 😍

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  3. Laurent Cocchi dit :

    Vous êtes juste trop beaux sur la photo de couverture!!
    Et un Big up pour le petit guerrier marquisien 😉
    Des bises de Bruxelles tout plein;

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